Françoise Archaimbault au collège Gaston Couté

Françoise Archaimbault au collège Gaston Couté

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Françoise Archaimbault est intervenue auprès d’élèves de 4ᵉ dans le cadre d’une démarche d’investigation.
L’objectif était de fabriquer des peintures à partir de matières naturelles pour colorer des masques et observer l’effet de la lumière sur les couleurs obtenues, en lien avec la nature chimique des pigments et leurs propriétés physico‑chimiques. Ce projet est mené par Marie Potestat.

🎨 Matières premières utilisées

Un large éventail de matières premières végétales et animales a été mis à disposition des élèves afin de produire différentes teintes, parmi lesquelles :

  • 🌿 Roquette (chlorophylles)
  • 🟣 Chou rouge (anthocyanes, sensibles au pH)
  • 🔴 Betterave (bétalaïnes / bétacyanines)
  • 🟡 Curcuma (curcumine, pigment jaune sensible à la dégradation en milieu basique)
  • Café et thé (tanins, pigments bruns hydrosolubles)
  • 🌺 Hibiscus (anthocyanes, dépendants du pH)
  • 🍷 Jus de raisin et jus de grenade (anthocyanes, sensibles au pH)
  • 🪲 Cochenilles (carmin / acide carminique, pigment rouge d’origine animale)

🧪 Modification du pH :

Certains réactifs permettaient également de modifier le pH du milieu, influençant directement la couleur de certains pigments :

🥗 Vinaigre ⚪ Bicarbonate de sodium 🍋 Citron

🖌️ Les liants et la transformation

Pour transformer ces pigments en peinture, différents liants ont été proposés :

Huile : liant gras, permettant la dispersion des pigments liposolubles et leur stabilisation dans une matrice organique ; le film sèche lentement par oxydation de la phase huileuse.
Jaune d’œuf : liant d’émulsion eau–huile, composé de protéines et de lipides, qui forme un film solide après séchage (technique de la tempera).
Colle : liant polymère, permettant de fixer les pigments hydrosolubles dans une matrice aqueuse.
Base de peinture neutre : émulsion polyacrylique ou similaire prête à l’emploi, facilitant l’incorporation de pigments variés tout en assurant une bonne stabilité de la teinte.

Cette expérimentation permettait aux élèves de mettre en relation la couleur perçue, la nature chimique des pigments, le rôle du pH, le choix du liant (compatibilité eau/huile, stabilisation dans le film sec), ainsi que l’influence des conditions d’éclairage et de l’environnement chimique sur la stabilité et l’évolution éventuelle des teintures.

Françoise Archaimbault est chimiste et ancienne enseignante-chercheuse à l’université d’Orléans, spécialiste de la chimie des matériaux. Elle a consacré ses travaux à l’élaboration de nanomatériaux inorganiques et à leur caractérisation. Très engagée dans la diffusion des sciences, elle s’est investie dans les cordées de la réussite pour transmettre le goût des sciences aux élèves.